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29 août 2006

Le Rapex, préservatif féminin anti-viol

Une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie (OMS, 1997). En France, 4 800 femmes sont violées chaque année, selon l'ENVEFF (Enquête Nationale sur les Violences Faites aux Femmes, 2000, menée sur les femmes de 20 à 59 ans). Ce chiffre serait estimé en réalité à environ 50 000, pour diverses raisons, notamment le silence des victimes (*).

En Afrique du Sud, le nombre de viols atteint un niveau encore plus inimaginable, un triste « record » du monde : une fille sur quatre sera violée avant d'atteindre ses 16 ans. 24 892 viols ont été enregistrés en 2001 D'après les Nations Unies, l'Afrique est le pays au taux de viols enregistrés par habitant le plus élevé du monde, 119 pour 100.000 habitants. Et d'après certains experts, en comptant les viols non dénoncés, le chiffre réel serait 9 fois plus élevé.

Pourtant le monde serait sans doute très différent si la Nature avait pensé à munir le vagin de dents.

Et c'est exactemengt ce qui a inspiré Madame Ehlers pour mettre au point son préservatif anti-viol . Elle raconte que l'idée lui en est venue après avoir rencontré une victime traumatisée qui lui a dit : « Si seulement j'avais eu des dents à cet endroit »

Sonette Ehlers a repris la conception du préservatif féminin, mais l'a doté de sortes d'hameçons qui prennent le violeur au piège. que la victime aurait tout le temps de s'échapper.

La douleur serait telle qu'elle le”désarmerait” instantanément le violeur, permettant ainsi à la victime de fuir. L'appareil, placé dans le vagin, harponne le pénis du violeur au moment de la pénétration et l'oblige sous la douleur à se retirer immédiatement.

Il ne blesse pas la victime et ne cause pas de dommages à long terme au violeur mais il doit être retiré du pénis de celui-ci par intervention chirurgicale.

Le plus étonnant est que cette invention a déclenché une vaste polémique en Afrique du Sud : u n appareil moyenâgeux construit en haine des hommes? Ou un moyen bon marché, facile à mettre en œuvre et qui pourrait libérer des millions de Sud-Africaines et d'autres femmes de la peur d'être violées ?

Certaines militantes sud-africaines des campagnes anti-viol considèrent le dispositif comme une régression qui l'apparenterait à la ceinture de chasteté : elles soulignent aussi que cela peut inciter les violeurs à tuer leurs victimes.

Mais Madame Ehlers réplique que le problème du viol en Afrique du Sud est tellement grave que les femmes ne peuvent se permettre d'attendre un changement d'attitude des hommes.

D'après Madame Ehlers, son invention pourrait se révéler particulièrement utile pour les femmes noires pauvres qui ont souvent, pour aller au et revenir du travail, à parcourir de longues distances à pied à travers des zones peu sûres.

Elle a fait réaliser un sondage qui montre une volonté des femmes interrogées d'utiliser le dispositif qui devrait entrer en production fin 2006 et sera vendu sous le nom de « Rapex » au prix unitaire de un ou deux rand (12 à 25 cents).

Mais pour l'instant Sonette Ehlers semble toujours rencontrer le splus grandes difficultés à lancer la fabrication de son produit et aucune date précise de disponibilité n'est indiquée sur son site Rapex.

* http://www.sosfemmes.com/violences/viol_chiffres.htm

FairfaxDigital : http://www.smh.com.au/news/world/controversy-in-south-africa-over-device-to-snare-rapists/2005/09/01/1125302683893.html

Le site officiel du Rapex : http://www.rapestop.net/

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