18 novembre 2007 Laleh Seddigh : suite

Nous vous parlions il y a un an (voir ci-dessous) des malheurs de cette Schumacher iranienne qui remportait toutes les courses, à la grande fureur de ses adversaires masculins et d'un certain nombre de mollahs qui voyaient là Dieu bien peu ardent pour reconnaitre la suprématie masculine.
Il n' y avait qu'un moyen de résoudre le problème, interdire à la jeune femme de courir.
Finalement le sort de cette Iranienne de 29 ans semble s'être arrangé puisqu'elle a pu poursuivre la compétition, a même remporté la catégorie où elle courait en 2007 et obtenu une licence de pilote internationale.
Voir son site : http://www.lalehseddigh.net/
21 décembre 2006 Laleh Seddigh: les malheurs de la Schumacher iranienne

Le destin de cette Iranienne de 29 ans est tout à fait symbolique de la situation de la femme dans un pays si conservateur et machiste, surtout lorsqu’elle vient contredire les théories de supériorité masculine en se montrant systématiquement meilleure que les hommes. le Blog Auto
nous raconte sa brève carrière de celle qu’on pourrait aussi qualifier de Michèle Mouton iranienne (pilote de rallye française qui a remporté 4 rallyes du Championnat du monde en 1981 et 1982, probablement la meilleure et plus fameuse femme pilote jusqu’à présent, en tout cas la première femme à remporter un rallye du championnat du monde).
Laleh Seddigh est une fille de bonne famille, ingénieur, qui dispute des courses le week-end avec sa 206 S1600, elle enfile un gros manteau et. Seulement voilà, en Iran, on atteint très vite les limites de la liberté individuelle, surtout lorsque l’on est une femme. Certains stades sont même interdits aux femmes, y compris les supportrices.
Comme toutes les iraniennes, elle doit cacher visage sous un foulard mais elle surtout du se battre pour obtenir une licence. Car depuis la révolution islamique, aucune compétition sportive n’est mixte, il n’y a plus de femmes pilotes en Iran et les spectatrices viennent tout juste d’être admises –séparément – dans les stades de football. Mais Laleh Seddigh réussit on ne siat trop comment à obtenir une licence puis elle gagna deux championnats d’affilée (2004 et 2005).
Les mollahs ne pouvaient laisser montrer un tel succès féminin sur les hommes. On commença par la télévision qui ne montra aucune image du couronnement de Laleh Seddigh en 2005. Mais comme elle commença en 2006, à écraser la concurrence de la même façon qu’en 2005, la fédération iranienne décida de ne plus faire de cérémonie du podium. Enfin, elle s’est vue le 22 septembre dernier refuser le départ d’une course dont elle avait remporté les deux précédentes éditions à Téhéran. On lui interdit de participer “pour des raisons de sécurité”. Puis une circulaire gouvernementale met un terme à la mixité sportive…
L’idée de voir gagner une femme gagner systématiquement face aux hommes était devenue par trop insupportable à l’establishment religieux.
Le meilleur était à venir dans une déclaration du vice-président de la Fédération automobile iranienne, Hossein Shahryari, qui a déclaré que Seddigh n’avait pas été autorisée à concourir en raison d’une circulaire du gouvernement contre les femmes, hormis les événements exclusivement féminins. Ce décret a été supprimé depuis, a-t-il affirmé.
Mais il a aussitôt ajouté : « Les femmes ont une très haute opinion d’elles-mêmes et cela frustre les hommes qui sacrifient leur vie dans ce sport. Les femmes ne sont pas des championnes dans ce sport, elles ne sont que des participantes. Si elles respectaient un peu plus les règles islamiques [c’est-à-dire si elles ne se mettaient pas en tête de gagner ?], elles n’auraient pas ce genre de problèmes ».

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