18 octobre 2006
Blanchi, Guy Drut peut à nouveau être candidat.
Son investiture en Seine-et-Marne, dont il est l'élu depuis 1986, est passée comme sur des roulettes même si Jean-François Copé aurait bien aimé cette circonscription réputée assez "facile".
Mais comme Nicolas Sarkozy n'aime pas trop Copé…
C’est ainsi que le condamné à quinze mois de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende pour avoir bénéficié d'un emploi fictif pourra être candidat, lors des prochaines législatives, dans cette partie de Seine-et-Marne qui recouvre en partie la ville de Meaux dont M. Copé est le maire.
L’'amnistie présidentielle dont Guy Drut a bénéficié le 25 mai lui a permis à la fois de retrouvé l’investiture dans une circonscription « facile » son siège au Comité international olympique et les émoluments afférents. Et même si l’ineffable président de l'assemblée Jean-Louis Debré et dernier soutien de Jacques Chirac avait déclaré à l’époque de cette amnistie : "Cela donne une image détestable d'autolessiveuse." .
30 mai 2006
Guy Drut n'est pas le premier élu gracié par le président de la République. Il a été précédé par d'autres célébrités politiques.
Déjà, le 18 mai 2002, à peine réélu, Jacques Chirac avait gracié le député communiste de la Somme, Maxime Gremetz, condamné pour «violence volontaire et outrage» pour lui permettre d'être candidat aux législatives de juin 2002. En juillet 2003, outre la grâce collective du 14 Juillet, José Bové avait bénéficié d'une grâce individuelle de Jacques Chirac réduisant de deux mois sa condamnation de prison pour destruction de plants transgéniques. François Mitterrand avait également usé de ce droit régalien. Il avait accordé sa mansuétude au président de SOS Racisme, Harlem Désir, qui aurait dû acquitter 80 000 francs de contraventions au Trésor public.
Mais il est tout de même très intéressant de lire le parcours de Guy Drut tel que le décrit un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
En voici quelques extraits qui éclairent la situation actuelle.
Né le 6 décembre 1950 à Oignies, dans le Pas-de-Calais, Guy Drut est un athlète français devenu homme politique.
Né dans la même rue que Michel Jazy, il est issu d'un milieu modeste. Son père est mineur.
Guy Drut est un proche de Jacques Chirac, qui l'a employé comme chargé de mission auprès du premier ministre en 1975-1976. Entre 1985 et 1989, le maire de Paris en a fait son adjoint chargé des sports. En novembre 1995, il a été ministre de la Jeunesse et des Sports du gouvernement Alain Juppé. Il est député RPR de Seine-et-Marne depuis 1986 et maire de Coulommiers (Seine-et-Marne) depuis 1992.
Il a été élu député le 16 juin 2002, pour la XII e législature (2002-2007), dans la 5 e circonscription de Seine-et-Marne. Il fait partie du groupe UMP.
Avant de se lancer dans une carrière politique, Guy Drut fut un grand athlète sur 110 mètres haies, licencié à Oignies puis au Stade Français, de 1968 à 1981, 1er en 1976, 2e en 1972 aux Jeux Olympiques.
Guy Drut est l'un des membres français du comité international olympique. Il a été suspendu le 9 décembre 2005 par la commission d'éthique du CIO de ses droits et fonctions suite à la condamnation judiciaire dont il a écopé en octobre 2005.
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