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5 juillet 2007...Suite...
La grève de la faim du député Jean Lassalle en 2006 n’aura servi à rien : le japonais Toyal revient sur les engagements pris

Jean Lassalle a été réélu député du Modem aux dernières législatives mais comme l’indique l'Usine Nouvelle du 4 juillet, le président de Toyal Europe, Hervé Lelièvre, est revenu, ce même jour, sur la promesse de sa maison-mère japonaise d'envisager une extension de son activité sur le site d'Accous, dans les Pyrénées-Atlantiques.

« Il y a un peu plus d’un an, Jean Lassalle mettait un terme à 39 jours de jeûne pour protester contre « une délocalisation à terme » de l’usine Toyal Europe Sasu d’Accous, en vallée d’Aspe, vers le site industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Résultat ? 21 kilos perdus pour le député MoDem des Pyrénées-Atlantiques, contre deux promesses : celle de la filiale du japonais Toyo, spécialisée dans les poudres et paillettes d’aluminium pour les peintures automobiles de s’agrandir sur place et celle de l’Etat de compenser, avec l’aide des collectivités locales, les surcoûts liés à l’extension.

Plus d’un an après, la situation est totalement bloquée. Finalement prié de participer pour 450 000 euros, l’industriel a refusé catégoriquement. Pour débloquer l’affaire, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, devait rencontrer le président japonais de Toyo Aluminium, Masao Imasu, en février dernier. La rencontre n’a pas eu lieue… Un nouveau rendez-vous a été sollicité la semaine dernière par le groupe… Mais, pour Hervé Lelièvre, président de Toyal Europe, il est trop tard. D’ailleurs, ce projet n’a jamais été envisagé par le groupe sur Accous. »

Dans son interview sur le site Internet de L’Usine Nouvelle, M. Lelièvre déclare."C'est une c... que d'envisager une extension de l'activité sur le site d'Accous". Il dit avoir été "coincé" par la grève de la faim du député Jean Lassalle, et réclame que son groupe soit "dédouané du protocole signé le 14 avril 2006". "Maintenant, il faut qu'on nous laisse tranquilles. Tout cela nous a coûté beaucoup d'argent". D’après lui Toyal perd "100 000 euros par mois du fait de la non-extension de l'usine sur le site de Lacq", et réclame même un "dédommagement" pour le manque à gagner, ajoutant envisager le projet d'extension souhaité par Toyal ailleurs, même hors de France : "Nous l'envisageons évidemment ailleurs qu'à Accous, et pas forcément en France".

6 novembre 2007
Les 39 jours de grève de la faim du député UDF Jean Lassalle au printemps 2006 aboutissent-ils à une impasse ?

Le député UDF des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, avait effectué une longue grève de la faim en mars et avril 2006 pour empêcher la délocalisation de l'usine Toyal qui emploie 150 salariés dans la vallée d'Aspe située dans son département.

Cette "délocalisation" n’était pas prévue dans un pays lointain d’Asie mais à 70 kilomètres, sur le bassin de Lacq.

Le site de Toyal, situé dans la commune d'Accous, appartient au groupe japonais Toyo Aluminium KK. Il est spécialisé dans la poudre d'aluminium pour l'automobile, utilisée notamment dans les pigments de peinture, et sert de siège au groupe nippon en Europe.

Survenu à l'aube du 1 er novembre, un incendie d'un malaxeur d'aluminium et de white-spirit, sur l'une des six lignes de production, n'a causé ni gros dégâts ni pollution.

Mais il a souligné à nouveau la dangerosité de cette industrie. A plus forte raison si les moyens de production et les matériaux stockés devaient y être plus conséquents. Or Toyal avait justement prévu de déménager à Lacq pour avoir plus de place et pouvoir stocker des quantités plus importantes de produits à risques.

Mais les trente-neuf jours de jeûne de M. Lassalle ont abouti à un protocole d'accord, signé le 14 avril au ministère de l'intérieur par Toyal et sa société mère, le japonais Toyo, ainsi que par les collectivités locales, qui s’engage à réaliser l’extension des capacités du site d’Accous. Cette opération nécessite toutefois une qualification aux normes de protection Seveso 2.

A la suite de l’incendie du 1 er novembre, révélateur des risques de l’installation Hervé Lelièvre, le président de Toyal Europe juge l’extension du site d’Accous " irresponsable. Elle triplerait la quantité de solvants et les risques. A Lacq, les terrains avaient une surface suffisante pour répondre aux normes Seveso".

Depuis la décision arrachée par Lassale, on multiplie les réunions de concertation, les groupes de réflexion, les études et les discussions pour l'extension de l'usine à Accous. Le protocole du 14 avril a permis à Toyal d’obtenir que l'extension et la mise aux normes Seveso 2 de l'usine d'Accous serait financée, à parts égales, par l'Etat, la région Aquitaine et le département . Mais en contrepartie l’Etat et les collectivités attendent de Toyal des garanties à moyen et long termes qui tardent à venir.


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