24 juin 2007 Quand les médias français retomberont-ils sur Terre, loin de l’idolâtrie sarkozienne, exemple du sommet européen, pas un mot du prétendu rôle de Sarkozy dans la presse allemande
A l’occasion du dernier sommet européen, aucun ton discordant dans les médias, que des louanges sur Nicolas Sarkozy et sa prouesse d’avoir réussi à débloquer une situation figée depuis 2 ans. Même Alexandre Adler, pourtant proche de Chirac en remet une couche dans sa chronique quotidienne de France Culture, lundi 25 juin.
Pourtant, en lisant le compte-rendu du grand magazine allemand Spiegel du 23 juin sur le même sujet, absolument aucune mention du nom de Sarkozy.
On nous explique qu’Angela Merkel a tout bloqué en menaçant finalement de faire les décisions à 26 en excluant la Pologne et qu’en dernière minute, c’est le luxembourgeois Jean-Claude Juncker qui a trouvé le compromis qui allait enfin mettre tous les Etats d’accord : la répartition des voix selon les Etats et le chiffre de leur population n’allait entrer en vigueur ni en 2009, comme il était prévu à l’origine dans le projet de Constitution, ni en 2020 comme le demandaient les frères Kaczynski mais en 2014.
(voir – en allemand - :
http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,490349,00.html)
Dans la version anglaise du Spiegel sur le même sujet
(http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,490327,00.html),
on cite et on montre le Président de la Commission Européenne Jose Manuel Barroso qui félicite Angela Merkel pour son succès diplomatique et Sarkozy n’est quant lui cité que pour s'auto-congratuler (« Sarkozy said he had worked hand in hand with Merkel and described the deal as "good news for Europe." He said it was a key achievement to have struck a deal with Poland. "After all, we didn't want to leave the biggest country in Eastern Europe behind." ) et par le président plonais Kaczynski qui le félicite pour son talent diplomatique.
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