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20 mai 2007 Suite de l’élection présidentielle : le journalisme politique mène à tout même aux ors du pouvoir…suite et fin provisoire

Comme l’écrit tout en subtilité le très onctueux et mitterrandien site http://francoismitterrand2007.hautetfort.com/(17.05.2007)

« On s’offusque beaucoup dans certains milieux de la presse parisienne de la promotion de Mme Pégard du « Point » au poste de conseiller auprès du président de la république. Des gens de bonne volonté et de bonne conscience s’interrogent sur les relations qu’a pu entretenir Mme Pégard avec le candidat de l’UMP tout au long de cette campagne présidentielle, témoignant ainsi d’une naïveté que je n’hésiterais pas à qualifier de confondante.

Lorsque j’étais en activité, cette dame m’avait déjà été signalée comme étant de droite et traçant sa carrière dans le sillage des élus de droite. Je ne vois donc pas pourquoi tous les journalistes français feignent la surprise. On m’a même rapporté que mon successeur la connaissait très bien et lui portait une sorte d’affection (j’espère que le mot est approprié) amusée, tenant à son sujet des propos que son chauffeur, M.Laumond, répétait à qui voulait bien les entendre, ce qui, parait-il provoquait beaucoup d’hilarité dans les rangs du RPR, et beaucoup moins du côté d’un conseiller général du centre de la France. »

Il faut dire que Mme Pégard avait eu une prescience extraordinaire dans la flagornerie, dès 1983 !, comme nous le rapporte le NOUVELOBS.COM du 20.05.2007 dans « naissance d’une passion ».

En 1983, la journaliste du Point Catherine Pégard dressait le premier portrait de Nicolas Sarkozy, qui venait de prendre la mairie de Neuilly. Un morceau d'anthologie commenté par Sylvain Courage.

L'article de Catherine Pégard (DR)

Nicolas Sarkozy l’a dit et répété : "Tous les Français auront leur chance". Miracle! certains sont déjà servis : après 24 ans de journalisme au service de l’ambition sarkozienne, Catherine Pégard, ci-devant chef du service politique du Point, devient conseillère du nouveau président sous les ors de l’Elysée. Vingt-quatre ans? et oui, comme le démontre l’article que nous reproduisons ici, le coup de foudre entre la chroniqueuse de la droite et Nicolas Sarkozy remonte à mai 1983. A l’époque, le petit Nicolas, qui deviendra grand, vient de s’emparer de la mairie de Neuilly au nez des barons du RPR. Et dans un papier appelé à faire date, il ne cache pas sa joie : "Il n’y a qu’une chose à faire, occuper le terrain", lance le Rastignac. Un morceau de journalisme politique que ce papier. Tout y est : l’ambition "si on rate ce que l’on entreprend, on est un jeune minable", le cynisme "j’ai décuplé le nombre de mes amis, c’est tout" et la machiavélisme "il est de ceux qui naissent prodiges de la politique politicienne", écrit Pégard. La plume du Point entame le grand roman de la conquête du pouvoir. "Neuilly, s’est découvert un guépard plein de ressources", conclut notre consœur, fascinée par l’apprenti "Napoléon". Vingt-quatre ans plus tard et après des centaines de feuillets de la même eau, elle délaisse sa saga complaisante pour la réalité – et les mirages – du pouvoir. Un parcours "à la française" que ses lecteurs apprécieront... Sylvain Courage

Enfin, ne boudons notre plaisir de cette résurrection de l’analyste politique « Mitterrand » avec sa description assassine du nouveau gouvernement, quelques bons et brefs mots pour chacun :

18.05.2007

Ministres et conseils au PS

L’opposition ne peut être qu’inconditionnelle. Les socialistes n’ont d’autre choix que celui-là s’ils veulent préserver l’essentiel lors des prochaines élections législatives et entamer la reconquête. Je les conjure d’en finir avec ces déclarations de tiédeur répétées inlassablement depuis 2002 sur les vertus d’une opposition « responsable », « lucide mais déterminée » et autres mièvreries destinées à complaire aux puissances d’argent. Avec le nouvel élu, il ne saurait être question d’adopter la posture frileuse de l’opposition « réaliste », ce pauvre masque dont la fonction est de dissimuler les plus lâches renoncements.

De ce point de vue, le gouvernement Fillon est une bénédiction. J’y discerne de grandes faiblesses. Les postes clés y sont occupés par des amateurs qui plaisent à TF1 mais qui seront sources de bien des difficultés pour le nouveau Premier ministre.

Commençons par Kouchner. C’est un homme qui a beaucoup de qualités, (personnellement j’ai toujours été bluffé par sa capacité à se tirer les larmes sur des plateaux de télévision, quasiment sur commande), mais il ne possède aucune de celles qui font les grands ministres des Affaires étrangères. Les socialistes devront impérativement lui mener une vie d’enfer, notamment lors des séances de questions d’actualité. Il faut qu’à chacune de ces interpellations soient prononcés les mots de « trahison », « traîtrise », « félonie », « parjure », « désertion », « déloyauté »… Il doit devenir la cible permanente du PS. Cette entreprise doit être menée systématiquement, constamment et inlassablement, à l’Assemblée comme ailleurs. Que les jeunes parlementaires socialistes, si ils sont élus ou réélus plantent chaque jour leurs crocs dans ses jarrets. Vous verrez le résultat, Kouchner y perdra ses nerfs, et comme il comprendra vite qu’il s’est fait rouler par le nouvel élu, qu’il est juste bon à passer à la télévision et que pour le reste, il n’est qu’un paillasson, il quittera le gouvernement sur un esclandre qui causera grand tort à ceux qui l’ont débauché. Cette affaire là peut être menée en six mois maximum. Ce sera le premier fiasco du tandem au pouvoir.

Autre cible de choix, Rachida Dati. Je l’ai bien observée durant la campagne, elle n’a pas de nerfs. C’est une impulsive emportée, fébrile ; elle est comme son maître, elle se veut omnipotente et se croit habitée par un destin hors norme alors que c‘est une pauvre excitée qui souffre d’un grand manque d’estime de soi. Elle n’est dotée d’aucune des qualités qui font les grands Gardes des sceaux. A elle aussi, même traitement que Kouchner, à l’Assemblée comme ailleurs. Il est évident qu’elle interviendra maladroitement et brutalement dans les affaires sensibles et il suffira d’en tirer profit. Il conviendra que les campagnes de déstabilisation menées contre elles soient des plus acharnées, si le PS y consent, bien entendu.

Boorlo présente aussi nombre de faiblesses à exploiter . Il faut sans plus attendre entamer une campagne sur le maintien de son épouse au journal de 20 heures d’Antenne 2. Elle doit y officier de nouveau durant la campagne des législatives, il faut dénoncer sans attendre cette "collusion". Si on l’a retirée pour l’élection présidentielle, élection qui ne concernait pas son époux, pourquoi revient-elle dans une période où celui-ci entre au gouvernement et est candidat à des élections législatives? D’une pierre deux coups, puisque cette affaire aurait aussi le mérite de rappeler aux Français l’inféodation des puissances médiatiques au nouvel élu.

Ce gouvernement comporte encore bien des faiblesses : Hortefeux, un faible ; Pécresse, une bourgeoise désincarnée ; Bachelot, une fausse gentille incompétente ; Boutin, une illuminée ; Alliot-Marie, une psychorigide sans âme … Je pourrais ainsi définir une stratégie de combat à l’encontre de chacun de ces zozos, mais la place manque aujourd’hui.



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