29 septembre 2007 Comment ont été construites les pyramides ?
Différentes thèses s’affrontent toujours. Les Égyptiens ont laissé des milliers d'illustrations représentant le vie quotidienne sous l'Ancien Empire. Chose curieuse, aucune ne montre comment les pyramides furent édifiées.
La rampe de construction interne
Et si la grande pyramide de Gizeh avait été construite "de l'intérieur" ? C'est la thèse de Jean-Pierre Houdin, architecte français, qui a mené des années de travaux en collaboration avec Dassault
L'architecte français estime que, pour construire les 43 premiers mètres du monument, les bâtisseurs de Khéops avaient d'abord aménagé une rampe extérieure à double chaussée, qui devait être rehaussée au fur et à mesure. Puis les matériaux auraient emprunté une rampe interne courant en pente douce sous les faces de la pyramide. A la fin de chaque volée, les blocs auraient subi une rotation à angle droit pour s'engager dans la volée suivante.
Quant aux poutres en granite, destinées aux cinq plafonds de la chambre du roi et pesant chacune plus de 60 tonnes, elles auraient été hissées grâce à un astucieux chariot-contrepoids, lesté de pierres, sur des rouleaux de bois.
Cette la théorie a pu être simulée grâce aux solutions 3D scientifiques de Dassault Systèmes, et on peut voir le résultat sur le site http://khufu.3ds.com/introduction/fr/
Les pierres artificielles
D’après Joseph Davidovits, professeur et directeur de l’Institut pour l’archéologie appliquée, à l’université Barry de Miami, les pyramides d’Egypte ne sont pas en pierre naturelles, mais elles ont été réalisées avec un béton géopolymère vieux de 4 600 ans.
Joseph Davidovits affirme que « pas plus de 1 400 ouvriers furent nécessaires pour construire la pyramide de Chéops, à l’aide de pierres artificielles ».
D’après lui, les blocs qui composent la pyramide ont été obtenus à l’aide d’une chimie minérale, par « géopolymérisation », qui permet de fabriquer, in-situ, le liant d’agglomération.
Davidovits indique que la calcination du calcaire en chaux est une technique très ancienne. Vers 10 000 ans avant J.-C. on trouve déjà des mortiers à la chaux, au Proche et Moyen-Orient. 3 000 ans après, à Jéricho, un type de mortier blanc sert à recouvrir les sols et les murs. Ce mortier à base de chaux, contient des silico-aluminates et cette formulation lui confère une résistance remarquable aux intempéries et à l’érosion.
Les géopolymères sont liquides, ils durcissent à température ambiante (20°) en quelques dizaines d’heures.
Comme la notion de thermodurcissement était inconnue au XIXe siècle, les premiers traducteurs égyptologues n’ont pas pu traduire des mots techniques qu’ils ignoraient.
Et dans son livre 31, chapitre 46 Pline l’ancien il explique la méthode de fabrication des pierres des Egyptiens fabriquaient de la pierre. Il appelle cette matière le». « L’Egypte avait des gisements de « natron » dans les environs de Naucratis. Le natron pétrifie à l’intérieur des amoncellements (de minéraux), de cette manière, on trouve une multitude de tas (de minéraux) qui se transformèrent en véritables rocs. »
D’apres Davidovits, la construction des pyramides n’a pas exigé autant de pierres que l’on suppose : 100 000 à 120 000 tout au plus pour le revêtement extérieur, ce qui représentait tout au plus 5 % de la totalité des blocs, les 95 % restant étant fabriqués beaucoup plus grossièrement.
Et il affirme : « Le béton de calcaire coquillé qui constitue les principales pyramides présente des caractéristiques chimiques, minéralogiques et sédimentologiques suffisamment particulières pour pouvoir faire la différence entre une pierre numismale naturelle, et une pierre calcaire géopolymérisée ».
Qui croire ?
D’autre font remarquer que la géopolymérisation, le coulage de pierres demande coffrage et comment coffrer des milliers d’éléments les uns après les autres sans y passer des décennies ?
Les deux autres problèmes que pose cette théorie sont la quantité de bois pour les coffrages et les quantités de natron nécessaires.
En effet, dans les pyramides, très peu de pierres sont rigoureusement de même taille, elles auraient donc nécessité d’énormes quantités de bois pour les coffrages.
D’autre part les quantités de matière brute nécessaires au natron auraient représenté des quantité invraisemblables de caravanes, de personnel et de temps.
Enfin, on ne peut nier les restes qui subsistent de nombreuses carrières de pierres avec traces de sciage existent.

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