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13 avril 2007 Le drame du bus de Marseille reconstitué

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Près de six mois après l'incendie, Mama Galledou, brûlée à 60%, reste en rééducation.

Elle n'a pu se déplacer jusqu'à la base de la Sécurité civile de Marignane pour assister à la reconstitution du drame dont le but était de préciser les responsabilités des protagonistes.

La reconstitution s’est déroulée à huis clos dans la nuit de jeudi à vendredi 13 avril Pour des raisons de sécurité cette reconstitution n’a d’ailleurs pas eu lieu à l’endroit même de l’incendie du bus mais sur la base de la Sécurité civile de Marignane,

L’avocat de Mama Galledou, Me Jean Boudot confirme que "g'est un miracle qu'elle soit encore en vie", ajoutant que grâce "à une volonté impressionnante", elle arrive à se servir de l'eau et à boire seule, "ce qui était encore inimaginable il y a un mois".

"Cette reconstitution est un acte d'instruction parmi d'autres. On ne peut pas tirer de conclusions précises sur la participation d'un tel ou d'un tel à la mise à feu du bus. Cela est prématuré", a affirmé une source judiciaire à l'AFP. Selon cette source, la reconstitution s'est déroulée dans des conditions matérielles très difficiles, en raison du temps venté et pluvieux, de la longueur, du nombre de participants et "des versions divergentes".

Selon Me Hakim Ikhlef, avocat de l'un des jeunes, présent lors de la reconstitution, l'un des adolescents a accusé un autre des mis en examen d'avoir mis le feu au bus, à l'aide d'un mouchoir enflammé.

Mais un témoin, passager du bus, a désigné un autre coprévenu comme auteur du jet de liquide inflammable ainsi que de la mise à feu avec un briquet. Les deux jeunes mis en cause nient formellement les faits, les autres refusant de dire qui a mis le feu, "par peur des représailles", a dit l'avocat à l'AFP. Source : NOUVELOBS.COM 13.04.2007

12 février 2007 Qu’est devenue la victime grièvement brûlée du bus incendié à Marseille le 28 octobre 2006 ?

Mama Galledou, la jeune femme de 26 ans grièvement brûlée dans l'incendie criminel d'un bus le 28 octobre à Marseille (Bouches-du-Rhône), "devrait sortir de l'hôpital d'ici fin février", d’après le professeur Jean-Claude Manelli, chef du centre régional des grands brûlés de l'hôpital de La Conception, où est soignée la jeune femme. "On va pratiquer une dernière intervention qui permettra de couvrir toute la surface brûlée", "Elle devrait conserver peu de séquelles esthétiques". a-t-il précisé.

Le père de la victime, Bocar Galledou, présent à ses côtés, a remercié tous ceux qui lui ont adressé des messages de soutien. "Elle parle, elle communique, elle a le moral. Nous n'avons pas de haine ni de rancoeur. On remercie Dieu", a-t-il ajouté. Mama Galledou est cette jeune étudiante franco-sénégalaise en première année de mastère de nutrition à la falcuté Aix Marseille III, qui avait été grièvement brûlée sur 62% de la surface corporelle, lorsqu'un groupe de jeunes avait mis le feu au bus 32 de la Régie des transports de Marseille (RTM).

Mama Galledou, 26 ans, venait d'obtenir en septembre son diplôme, un mastère de nutrition et de sécurité alimentaire, conclu par un stage au magasin Auchan d'Aubagne, tout près de Marseille. Elle avait obtenu la note de 16 sur 20. Ce diplôme venait couronner un long cursus qui l'avait menée d'un bac C obtenu à Dakar, suivi de deux années à la faculté de médecine de Marseille puis d'une licence de biochimie à la faculté des sciences de Luminy, avant le mastère à Saint-Jérôme.

8 mineurs, tous âgés de 15 à 17 ans, ont été mis en examen pour "incendie volontaire ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente".

Huit mineurs ont été mis en examen pour "incendie volontaire ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente" et écroués dans cette affaire. Comme le signalait Le Monde du 27 décembre 2006, il s’agit de « huit jeunes gens très ordinaires » Il semble en plus, comme le relate cet artice, , qu'ils n'aient pas du tout réalisé la gravité de leur acte.

Presque tous ressemblent "à un gamin qui a grandi trop vite", comme le dit un avocat. Le plus jeune, "tout frêle, tout petit, a l'air de sortir du CM2", selon son avocat, Me Philippe Vouland. Deux sont de bons élèves, et un grand gaillard qui mesure 1 m 80 à 17 ans est inscrit dans un lycée privé classique pour échapper, selon ses parents, aux mauvaises influences des établissements difficiles. Les autres naviguent avec plus ou moins de bonheur dans des lycées professionnels. Un seul semble avoir lâché prise. Le portrait judiciaire est aussi contrasté : un seul a connu la prison, et très brièvement. « Et pourtant... Neuf semaines après les faits et autant de jours de détention, après plusieurs auditions par la police et les juges, ils n'ont pas encore pris la mesure du forfait »…. "'ils restent dans le déni de la réalité". Et aucun des 8 n’avoue avoir jeté le mouchoir enflammé ni ne veut dire qui l'a fait. Comme l'explique Me Michel Lao, qui défend un jeune homme de 16 ans : "Ils racontent les faits comme s'ils avaient été commis par d'autres." Un autre avocat précise : "Les faits sont reconnus quand les juges leur sortent les vers du nez. Mais sans émotion."

Gommant la souffrance de la jeune fille, ils s'en tiennent à leurs intentions initiales : il s'agissait de montrer que les jeunes Marseillais "bougent eux aussi" et peuvent faire comme ceux qui avaient brûlé un bus à Nanterre ou à Lyon. Quel étrange sentiment d'irresponsabilité auquel se tiennent ces jeunes tout en étant peut-être de ce fait secrètement habités d'un "sentiment d'importance" de la fierté de l’avoir fait comme ceux des autres cités. Ou l’importance qu’on se donne ne se mesure plus à ses capacités intrinsèques mais à la capacité d’imiter des modèles, même les plus stupides vus aux informations, miroir médiatique qui devient le seul où l’on veut se voir.



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