27 août 2007
Réchauffement : un été 2008 encore pourri avant de repartir vers les canicules généralisées ?
D’après certains chercheurs la modélisation actuelle du climat qui montre indéniablement un réchauffement négligerait la variabilité interne du climat provenant de phénomènes comme El Niño, les fluctuations dans la circulation océanique et les variations de chaleur de l’océan.
Ces phénomènes pourraient induire des changements à court terme, régionaux en particulier, bien différents du réchauffement moyen attendu au cours de ce siècle en raison des activités humaines
Pour appréhender ces effets plus subtils, des météorologues britanniques ont amélioré la capacité prédictive d’un modèle climatique en y incorporant des informations sur l’état réel des océans et de l’atmosphère au lieu d’approximations comme c’était le cas auparavant.
Ils ont ainsi mis en œuvre une modélisation qui prédit à la fois la variabilité interne et les changements apportés par l’extérieur. Une série de prévisions rétrospectives sur les dernières décennies a montré que ce modèle donnait des valeurs plus précises de la température globale en surface sur cette échelle de temps.
Ce modèle prédit que le réchauffement va se ralentir ces prochaines années pour ensuite s’accélérer, et qu’au moins la moitié des années postérieures à 2009 seront plus chaudes que 1998, l’année la plus chaude jamais enregistrée.
En d’autres termes, la planète va connaître un petit répit avant de se mettre à suer pour de bon. Selon les auteurs, la prochaine décennie représente un horizon avant lequel il faudrait adopter des mesures de planification pour la mise à niveau des infrastructures, la politique énergétique et le développement économique. Après les tensions seront plus grandes et agir dans l’urgence donne rarement de bons résultats.
Sciences et Avenir.com (août 2007)
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