La technologie et l’extraction du pétrole : selon un article du New York Times du 13 mars, il n’y aurait plus de pénurie de la ressource car le développement de nouvelles technologies dans l’extraction du pétrole augmente considérablement la durée de vie d’exploiattion des puits de pétrole. Ces technologies remettraient en question la théorie prédisant une pénurie prochaine de l’or noir.
La possibilité pour ces nouvelles technologies d’extraire plus de pétrole à partir des vieux puits remonteraient les réserves planétaires de pétrole à 4,8 trillions de barils, 45 % de plus que les estimations récentes qui situaient les réserves à 3,3 trillions de barils.
Le New York Times cite deux exemples où l’injection la vapeur à haute pression permet de récupérer plus de pétrole. Le champ pétrolifère de la Kern River (Chevron) aux États-Unis, dont la production s’était effondrée à 10 000 barils par jour dans les années 60, pompe désormais plus de 85 000 barils aujourd’hui. Et le gigantesque gisement Duri en Indonésie où la même technologie permet d’amplifier la production à plus de 200 000 barils par jour, comparativement à 65 000 barils au milieu des années 80.
D’après le New York Times, s’il y a encore une minorité de pétrogéologistes et de membres du Congrès américain qui croient toujours que nous avons atteint une pointe historique dans la production, cette théorie est de moins en moins soutenue par la communauté scientifique.
L’ironie de tout cela, c’est qu’il n’ ya pas si longtemps de ça, le même New York Times publiait dans son magzine New York Times Magazine en août 2005 un article intitulé « La fin du pétrole : une transition plus rapide que prévue ? Ce long article prétendait dans une analyse fouillée que le choc pétrolier pourrait survenir beaucoup plus tôt que prévu.