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Politique


Bernard Laporte

La chance de Laporte… une chance normale pour un spécialiste des casinos

Pour un de ses derniers matchs d’entraineur de l’équipe de France, le futur secrétaire d'Etat aux sports Bernard Laporte a finalement eu beaucoup de chances.

D’après Le Monde du 18 octobre « Paddy O'Brien, le patron des arbitres au sein de l'International Rugby Board (IRB), a reconnu jeudi 18 octobre que le match Nouvelle-Zélande - France avait été entaché de plusieurs erreurs d'arbitrage défavorables aux Blacks.

Les Bleus s'étaient imposés 20-18 lors de ce quart de finale, notamment grâce à un essai marqué sur un en-avant. Après avoir revu attentivement le match avec "quatre examinateurs", O'Brien reconnaît, dans les colonnes du Guardian, que "des erreurs ont été commises". Outre cet en-avant non signalé, le corps arbitral aurait dû signaler deux fautes, l'une pour un talonnage à la main dans un regroupement, et l'autre pour un hors-jeu dans un regroupement. »

Donc au bilan final, 6 points engrangés par les Bleus sur un essai entaché par un en-avant, et 2 pénalités refusées aux Blacks ont coûté le match aux Néo-Zélandais.

Maintenant que la France a été éliminée, les langues se délient également côté joueurs

Frédéric Michalak critique le jeu "stéréotypé" des Bleus, « l'équipe de France "aurait pu avoir plus d'ambitions offensives" et elle a développé un jeu trop "stéréotypé" : "Cela fait quatre ans qu'on joue comme ça, nous sommes devenus très prévisibles, faciles à contrer, il suffit de voir comment les Argentins y sont arrivés." Ou le "on a perdu à 45" lancé par Jean-Baptiste Elissalde, au lendemain de la déroute contre l'Argentine, jetant les quinze membres du staff dans le même bain que les trente joueurs. "

Mais Laporte a beaucoup de chance – sauf contre l’Angleterre en demi-finale – même avec ses affaires.

On apprend le 19 que le parquet de Paris n'ouvrira pas d'information judiciaire à l'encontre du, Bernard Laporte. Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait été saisi d'une plainte pour "favoritisme", avec constitution de partie civile, dans le cadre de l'affaire du casino de Gujan-Mestras (Gironde).

Voici quelques aperçus des "affaires" de Laporte.

D’après Wikipédia, l'encyclopédie libre, Bernard Laporte est un ancien joueur de rugby et entraîneur français, actuel entraîneur du XV de France et actionnaire de casinos.

Il prendra ses nouvelles fonctions de Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports après la Coupe du monde de rugby 2007 (voir la biographie complète de Bernard Laporte sur Wikipedia).

D’après Liberation (19 février 2007) Bernard Laporte connait quelques démêlés fiscaux pour sur l'origine de certains de ses investissements.

Enfin c’est peut-être encore bakchich.info qui résume le mieux l’affairisme forcené de l’entraineur de rubgy et ses drôles d’associés en affaire. D’habitude, quand on vise un poste dans la haute fonction publique avec de tels antécédents, on est plus recalé qu’admis, ce qui est pour le moins étrange pour un futur ministre.

Citons bakchich.info (22 juin 2007)

« Laporte et sa passion pour les casinos…l.

Il y a deux ans, la patronne du casino de Gujan-Mestras (Gironde) défraye la chronique de l’été sur le bassin d’Arcachon. Faute d’obtenir du ministère de l’Intérieur l’autorisation d’installer des machines à sous, l’établissement est promis à une mort certaine.

En bloquant les routes et multipliant les manifs sauvages, les quelques vingt-cinq employés du casino cherchent à alerter Sarko, alors 1er flic de France, en vacances dans la région. Peine perdue. C’est à ce moment que Frédérique Ruggieri, la patronne du casino est approchée par un ami illustre du futur président, un certain Bernard Laporte, connu du grand public pour exercer la fonction d’entraîneur de l’équipe de France de Rugby. « Il est venu m’assurer que j’aurais sans aucun problème mes licences de jeux… à condition que je lui cède la moitié de mes parts », se souvient-elle encore éberluée par l’indécente proposition. « Je l’ai envoyé au pelote », explique-t-elle.

Deux ans plus tard, elle n’a toujours pas eu l’autorisation du ministère de l’Intérieur d’installer les 50 machines à sous auxquelles elle a droit. Même après avoir fait l’objet d’une enquête positive des RG de la section « courses et jeux » ! Décidément, voilà le futur secrétaire d’État aux sports (après la Coupe du monde de septembre prochain a promis Sarko) très influent ! Et pas seulement sur les pelouses mais également sur les tables de jeu.

Au sein de l’Ovalie, peu de fans savent que leur coach préféré donne aussi dans les casinos. Il ne s’en vante pas. Pourtant, cette passion pour les plaques et les jetons remonte à un peu plus de dix ans.

En 1996, Bernard Laporte acquiert en effet deux casinos sur la côte atlantique, à Mimizan et Biscarosse. Officiellement, ses associés sont deux anciens internationaux de rugby, William Téchoueyres et Philippe Saint-André, et une famille corse les Guidicelli. Rapidement, ils jettent leur dévolu sur un troisième établissement à Lacanau. Mais, là, Bernard Laporte n’arrive jamais à obtenir sa licence de machine à sous, indispensable à la rentabilité d’un établissement de jeux. Le ministère de l’Intérieur du gouvernement Jospin bloque.

Après avoir pris connaissance du rapport d’enquête très défavorable des RG. Que disent nos amis des courses et jeux ? Trois choses. Primo, les premiers casinos de Biscarosse et Mimizan sont mal gérés, deuxio, l’origine des fonds utilisés pour acquérir le casino de Lacanau n’est pas très clair. D’où vient le soupçon ? D’une amitié très encombrante du futur secrétaire d’État au sport avec une figure très connue du Milieu, Robert Fargette dit « Ptit Bert ».

Amateur de ballon ovale, le frère de Jean-Louis Fargette, parrain du Var, abattu dans un règlement de comptes en 1993 est alors un grand pote de Laporte. Il passe beaucoup de temps dans les vestiaires du Stade Français, le club qu’entraîne alors Laporte.

Bernard Laporte s’associe même avec la famille Fargette pour monter un restau à Paris, « les Princes » (ça ne s’invente pas). Officiellement, l’argent de la pègre n’intervenait pas dans le tour de table du casino de Lacanau.

Mais, chez les RG on est toujours très prudent. Les officiers conseillent alors amicalement à Laporte de ne pas faire de vieux os dans le jeu. Il revend ses trois casinos en juillet 2000. Quatre mois plus tard, « P’tit Ber » était abattu par deux motards à la sortie d’un bar de La Valette…

Mais voilà, depuis ces années noires, Laporte a fait ami-ami avec Sarko, toujours attiré par ce qui brille dans le show-biz ou dans le sport. Le coach des Bleus est même un de ses protégés. Coïncidence ?

La place Beauvau ne voit aucun inconvénient, en fin d’année dernière au retour du pote du ministre de l’Intérieur dans le secteur du jeu. Fin 2006, Bernard Laporte a acquis 33 % du capital du casino de Saint-Julien-en-Genevoix, à la frontière suisse… Un ministre casinotier ? La situation est sans nul doute inédite dans la Vème République. Il est vrai que le futur secrétaire d’État au sport a changé d’entourage. « P’tit Ber » n’est plus de ce monde. Laporte copine maintenant avec une vieille connaissance de Bakchich : l’ancien porte-serviette du clan Zemmour, reconverti en brasseur d’affaires et d’infos frelatées, le désormais célèbre Marc Francelet !

L’ami Marco, qui vient juste de sortir de deux mois à Fresnes pour différentes malversations présumées par le juge Courroye. Bref, le futur nouveau secrétaire d’État continue d’être bien entouré… »

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