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Florence Aubenas

Le 5 janvier 2005, Florence Aubenas, journaliste à Libération, était enlevée à Bagdad en compagnie de son fixeur, Hussein Hanoun al-Saadi à l'université de Bagdad lors d'un reportage sur les réfugiés de Falloujah.

Son enlèvement a suscité une forte mobilisation dans toute la France.
Florence et Hussein furent libérés le 11 juin 2005 dans l'après-midi, et de retour en France le 12, après plus de cinq mois de captivité (157 jours). Elle discutera quelques minutes avec les journalistes venus en nombre pour cette libération attendue.

Officiellement et pour ne pas encourager d'autres enlèvements, la France n'a pas versé de rançon (officieusement, on parle de plus de 15 millions de dollars réclamés par les ravisseurs et de huit millions versés).

D’après le site internet du Times du 22 mai 2006, la France aurait versée 10 millions de dollars (7,8 millions d'euros) pour la libération de Florence Aubenas. Le gouvernement français a toujours démenti avoir versé une quelconque rançon. Le chef de la police criminelle irakienne a déclaré dans une interview que la France a en effet versé de l'argent aux ravisseurs, dont la seule finalité était l'argent (reportage France 3, 19/20 du 13/02/2006).

En septembre 2006, elle annonçait qu'elle quittait Libération, comme les journalistes Jean Hatzfeld, Antoine de Baecque et Dominique Simonnot en raison d'un "désaccord avec la direction".

Dans une lettre adressée au PDG du journal, les quatre journalistes demandaient à bénéficier de la clause de cession, une mesure qui permet aux journalistes de quitter leur journal en bénéficiant des avantages du licenciement économique lors d'un changement de propriétaire du journal.
La direction refusait l'application de cette clause et les quatre journalistes en sont à saisir le tribunal des Prud'hommes.
"Nous demandons la clause de cession parce qu'un des actionnaires a pris le contrôle du journal. Pour nous, le départ de Serge July le 29 juin a rendu effectif le contrôle de la société Libération par celle d'Edouard de Rothschild", a fait valoir Florence Aubenas.

"Je voulais finir ma vie à Libération et je serais restée à Libération, même si le navire coulait et je pars parce que la situation à Libération a changé, et que je suis en désaccord avec ce qui se passe au journal", a expliqué Florence Aubenas.
"On n'a pas voulu faire une action spectaculaire qui puisse nuire au journal. Cela fait deux mois que notre avocat essaie de négocier pour l'ouverture de la clause de cession. On ne nous a pas répondu jusqu'à fin juillet et on nous a répondu 'non' sans même discuter et sans même proposer de le faire", indique Florence Aubenas.
"On ne nous laisse pas d'autre choix que de partir", conclut-elle.

En octobre on apprend que Florence Aubenas entre au Nouvel Observateur. Elle prendra ses fonctions au mois de novembre, comme grand reporter au service Notre Époque (Société).

Dans sa carrière, Florence Aubenas, 45 ans, a couvert un certain nombre d'événements ou de conflits déterminants à l'étranger (au Rwanda, au Kosovo, en Algérie, en Afghanistan, en Irak...) et suivi, en France, plusieurs faits divers marquants ainsi que des grands procès (l'affaire Luc Tangore, l'affaire d'Outreau…). Lors du procès d'Outreau, elle fut la première journaliste française a exprimer des doutes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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