1er septembre 2006
A quand le rétablissement de la couche d'ozone ?
Les observations satellitaires effectuées en septembre 2005 au-dessus du Pôle Sud indiquaient un trou d'ozone de près de 26 millions de km2, soit la superficie de toute l'Amérique du Nord !
D'après des travaux récents de la NOAA* le trou d'ozone mettra plus longtemps pour se résorber que ce qui était prévu jusqu'à présent : la résorption du trou d'ozone au dessus de l'Antarctique ne se situerait plus autour de 2050 mais plutôt vers 2065.
Le rapport d'évaluation sur l'évolution de l'ozone atmosphérique élaboré par 250 experts internationaux et rendu public le 18 août par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) retarde encore ces échéances. La couche d'ozone stratosphérique, qui protège la vie des attaques des rayonnements ultraviolets, retrouvera son intégrité vers 2050 pour les latitudes moyennes et l'Arctique, entre 2060 et 2075 au-dessus de l'Antarctique.
Le rétablissement au niveau de l'Antarctique sera plus long car les masses d'air qui le surplombent sont plus anciennes et les concentrations en gaz nocifs y sont donc plus élevées.
Malgré ces perspectives éloignées de résorption du trou d'ozone on peut espérer maintenant que les actions entreprises depuis la mise en évidence du phénomène et de ses dangers, commencent à porter leurs fruits : après avoir atteint un maximum dans les années 1990, les concentrations dans l'atmosphère d'agents destructeurs d'ozone continuent à baisser (politiques de régulation des émissions de gaz nocifs, entamées avec la convention de Vienne en 1985 et le protocole de Montréal en1987).
L 'ozone est une molécule formée de trois atomes d'oxygène (O 3 ). Le trou d'ozone désigne le phénomène de destruction de l'ozone stratosphérique dans les régions polaires, sous l'effet du soleil et de polluants. La couche d'ozone présente entre 10 et 40 km d'altitude a un rôle protecteur essentiel, elle absorbe la majeure partie du rayonnement ultraviolet de très courte longueur d'onde (UV-B), nocif pour les êtres vivants. A cette altitude l'effet est bénéfique alors que l'o zone troposphérique rejeté par les transports et l'industrie dans notre atmosphère et qu'on nous rappelle maintenant à chaque alerte de pollution, constitue un polluant pour nos voies respiratoires et pour les végétaux.
Depuis le protocole de Montréal, ratifié en 1987 par 107 pays, la chasse aux CFC (chlorofluorocarbonnes) s'est mise en place dans les biens de consommation. Les CFC constituent la principale cause du trou d'ozone au-dessus de l'Antarctique .
Si la couche d'ozone stratosphérique est insuffisante, les niveaux d'ultraviolets au sol sont supérieurs à la normale et induisent différents types de nuisances :
Ils aggravent la pollution environnementale et la qualité de l'air ambiant, en particulier dans les grands centres urbains.
Ils entravent la croissance de certains végétaux (riz, blé, soya) et altèrent leur composition chimique.
Ils dégradent certains matériaux industriels, plastiques etc.
A l'instar du dioxyde de carbone et du méthane, ils contribuent à l'effet de serre et donc aux changements climatiques.
* National Oceanic § Atmospheric Administration
Sources :
CNES : http://www.cnes.fr/html/print-_96_4138_4305_4309_.php, Le Monde, édition du 01.09.06
Pour en savoir plus sur le trou d'ozone suivi jour par jour, sur le site de la Nasa, http://toms.gsfc.nasa.gov/ozone/today_v8.html
Site de la NOA : http://www.ozonelayer.noaa.gov/